Le Flagrant Hypocrisie: Satellites pointent sur l’armée Rwandaise, ignorant les FDLR et Wazalendo
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Le Flagrant Hypocrisie: Satellites pointent sur l’armée Rwandaise, ignorant les FDLR et Wazalendo

La Nouvelle Releve

août 25, 2025

L’Ambassadeur Joseph Mutaboba, expert en diplomatie, a critiqué certains pays qui affirment la présence de l’armée Rwandaise (RDF) sur le territoire de la République Démocratique du Congo (RDC) grâce à des satellites qui ne voient pas le défi de la coalition de l’armée congolaise (FARDC), les FDLR et le Wazalendo.

Ces mêmes satellites auraient identifié les RDF (Forces de Défense du Rwanda) sans reconnaître les Forces Armées de la RDC, les Forces Démocratique de Libération du Rwanda (FDLR), ni groupe armée Wazalendo.

L’Amb. Mutaboba estime que le rapport du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, accusant le Rwanda d’être derrière les massacres commis par la coalition Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23), est rempli d’hypocrisie.

Cette question a été débatée lors d’une émission diffusée sur la Télévision Rwandaise, dimanche 24 Août 2025, les comportements des Nations Unies vis-à-vis des problèmes de la région des grands Lacs.

Concernant les images ou photos prises par satellite, l’Amb. Mutaboba a souligné que ces satellites sont suspects puisqu’ils parviennent à identifier les forces de défence du Rwanda (RDF) mais pas les FARDC, les FDLR ni les Wazalendo.

Il a déclaré: “Leur satellite voit des militaires armés et affirme qu’il s’agit des RDF. Pourtant, ce même satellite ne voit ni FARDC, FDLR et Wazalendo sans les identifier.”

Il a ajouté: “Ensuite, ils vous disent que 319 personnes ont été tuées et précisent même leur appartenance ethnique, car cela fait partie de leur ‘mission’.”

S’ils parlent d’ethnie, cela veut dire qu’ils retournent à l’idéologie coloniale ancienne où les colonisateurs cherchaient à réveiller les divisions du passé pour bien reigner les Africains qui ne connaissaient que l’union fait la force.

L’Amb. Mutaboba a affirmé que la publication de ces rapports est alimentée par la Belgique, la RDC et par la volonté de ternir l’image du Rwanda et de son leadership.

“Ces strategies sont une vieille chanson. Ce n’est pas la première fois, ni la deuxième, ni la troisième fois, et ce ne sera pas la dernière. Ils continueront parce qu’ils ont vu que cela fonctionne.” L’Amb Mutaboba a ajouté.

Il a expliqué que les organisations internationales s’arrangent entre elles et avec certains pays pour produire des rapports qui salissent l’image du Rwanda ou d’autres pays.

Il a dit: “Lorsqu’ils veulent salir une personne ou un pays, c’est facile pour eux. Une fois le rapport établi, il circule parmi leurs partenaires. Si Human Rights Watch (HRW) s’entend avec Amnesty International, ils font remonter l’information jusqu’au Département d’État américain, et le rapport devient aussitôt officiel.”

Il a ajouté que si l’on prend tous les rapports de HRW sur le Rwanda dépuis 1994 jusqu’à aujourd’hui, il est impossible de les ignorer. “HRW en est toujours l’auteur.”

“Une fois le rapport publié et adopté par les États, chaque année on y ajoute de nouveaux éléments. Si vous comparez celui de 1994 avec celui de 2025, vous verrez qu’ils se ressemblent.”

De son côté, le juriste Dr. Alphonse Murefu a souligné que le comportement des Nations Unies dans la région des Grands Lacs rappelle celui de l’époque coloniale.

Il a rappelé que la Belgique, censée protéger les droits des Rwandais en tant que puissance coloniale, n’a rien fait en 1959, alors qu’elle utilisait des troupes venues du Congo pour persécuter les Tutsi. L’ONU n’avait rien entrepris, et ce n’est qu’en 1994 que la MINUAR a été retirée du Rwanda au moment même où le génocide contre les Tutsi se déroulait.

“Plus tard, l’ONU a autorisé l’opération ‘Turquoise’, la MONUC devenue MONUSCO, dont l’une des missions était de combattre les FDLR.

Jusqu’à aujourd’hui, on constate même des coopérations entre ces forces onusiennes, FDLR et l’armée congolaise. Cela démontre que les Rwandais ne devraient pas être surpris par le mauvais comportement de l’ONU” a-t-il insisté.

Il a cependant reconnu que le Rwanda doit continuer à coexister avec l’ONU, étant membre de cette organisation.

Selon Dr. Murefu, chaque fois que l’on a tenté d’éradiquer les FDLR dans l’Est du Congo, les organisations internationales humanitaires et l’ONU n’ont pas apporté leur soutien, arguant que ‘les FDLR étaient trop mêlés aux populations civiles.’

Il a par ailleurs critiqué les rapports accusant le Rwanda, soulignant que leurs auteurs n’étaient jamais présents sur les lieux des faits qu’ils prétendent décrire, mais se basaient sur des photos ou vidéos transmises par des tiers, sans possibilité de vérification.

Le Rwanda a, pour sa part, réaffirmé que HRW répand dépuis longtemps de fausses accusations à son encontre.

Le 22 Août 2025, le gouvernement rwandais a publié un communiqué affirmant que les allégations de HRW sont infondées, car dépourvues de preuves suffisantes concernant les massacres évoqués.

Le communiqué du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération international, indique que ces accusations surviennent au moment où la RDC et l’AFC/M23 se préparent à reprendre les négociations et à appliquer l’accord de paix signé le 27 Juin 2025 entre Kigali et Kinshasa.

Le Rwanda a insisté sur son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable dans la région des Grands Lacs, notamment à travers la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Washington D.C. et son soutien aux pourparlers en cours à Doha (Qatar) entre la RDC et le M23.

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