L’enquête annuelle sur l’état de la gouvernance au Rwanda (Rwanda Governance Scorecard)menée par l’Office rwandais de la gouvernance (RGB), révèle que le pilier de la sécurité et de la stabilitéreste le domaine suscitant la plus grande satisfaction parmi les citoyens, avec un score de 90,02 %.
Selon la RGB, la participation citoyenne arrive en deuxième position avec 86,31 %, suivie de la lutte contre la corruption, qui enregistre 84 %, marquant une légère baisse par rapport aux 86,64 % de l’année précédente.
Les droits politiques obtiennent 82 %, tandis que le pilier de l’État de droit se situe à 81 %.
Sur le plan socio-économique, le pilier économique atteint 74 %, la qualité des servicespublics71 %, et l’investissement dans le développement humain et le bien-être arrive en dernière position avec 64%.
L’étude souligne également que le niveau d’unité, de réconciliation et de cohésion entre les Rwandais s’élève à 93 %, contre 95,32 % l’année dernière, traduisant une légère diminution.
La directrice générale de la RGB, Doris Picard Uwicyeza, a indiqué que ce rapport illustre l’engagement constant du Rwanda en faveur de la bonne gouvernance, afin d’assurer des services publics de qualité à tous les citoyens.
« Depuis sa création, le Rwanda Governance Scorecard est devenu un outil fiable et stratégique pour évaluer les politiques publiques et mesurer la mise en œuvre de la gouvernance à travers ses différents piliers », a-t-elle souligné.

Elle a ajouté que cette évaluation vient renforcer l’engagement du pays à fonder ses stratégies sur des données probantes, conformément audeuxième Plan national de développementet à la Vision 2050.
De son côté, Fatmata Lovetta Sesay, représentante résidente du PNUD au Rwanda, s’est félicitée du fait que le Rwanda s’appuie sur des données factuelles depuis plus de 15 ans pour orienter ses politiques, favorisant ainsi la promotion de la bonne gouvernance à tous les niveaux.
« Les données de gouvernance ne se limitent pas aux statistiques: elles permettent de prendre des décisions éclairées, d’évaluer les politiques publiqueset deresponsabiliser les acteurs. Elles constituent le socle d’un développement durable et inclusif », a-t-elle déclaré.
Réalisée chaque année depuis 2011, cette enquête vise à évaluer l’état de la gouvernance à différents niveaux du pays et à orienter l’élaboration de politiques publiques efficaces en phase avec les priorités nationales.
