Le président Paul Kagame a souligné devant ses homologues chefs d’État et de gouvernement que pour améliorer durablement les conditions des vies, il est essentiel de placer les citoyens au cœur de l’action et de renforcer la responsabilité dans la mise en œuvre des politiques publiques, afin que chaque décision prise vise concrètement à améliorer le bien-être de la population.
Il s’exprimait lors du Sommet mondial pour le développement social (World Summit for Social Development) qui s’est tenu au Qatar, du 4 au 6 novembre 2025.
Le président Kagame a rappelé que, depuis trente ans, des progrès considérables ont été réalisés dans la réduction de la pauvreté, l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à une meilleure qualité de vie. Cependant, il a reconnu que les inégalités persistent, notamment dans certaines régions où des millions de personnes peinent encore à satisfaire leurs besoins essentiels.
« Ces problèmes ne sont pas nouveaux, mais nos gouvernements n’ont pas toujours réagi avec la rapidité nécessaire pour les résoudre. Promouvoir le bien-être social est un processus continu qui exige de s’adapter à l’évolution du monde. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est maintenir le cap dans la bonne direction et consolider les acquis. La clé du succès réside dans le renforcement des capacités des citoyens, car tout en dépend », a déclaré le président Kagame.
Le chef de l’État a insisté sur le fait que le développement durable ne peut être imposé de l’extérieur, mais doit venir des efforts et de l’engagement des populations elles-mêmes.
« Pour qu’un développement soit durable, il ne peut être délégué à d’autres. Cette approche a guidé la transformation du Rwanda. La protection sociale, la participation communautaire et la redevabilité sont profondément ancrées dans notre gouvernance. Chaque décision politique prise par nos institutions vise à améliorer la qualité de vie de nos citoyens », a-t-il ajouté.
Le président Kagame a également plaidé pour une réforme des partenariats internationaux, estimant que la coopération mondiale reste trop souvent déséquilibrée et au détriment des pays les plus vulnérables.
« Nous devons redéfinir notre approche des partenariats. Trop souvent, la coopération mondiale manque d’équilibre. Il est temps d’abandonner les pratiques dépassées qui excluent la majorité du monde. Pour être efficaces, les mécanismes multilatéraux doivent produire des résultats universels, mesurables et rapides, et non de simples promesses. Si nous sommes vraiment engagés en faveur du développement social, nos solutions doivent répondre aux besoins de tous les pays, pas seulement de quelques-uns », a-t-il déclaré.
Le chef de l’Etat a rappelé que dans un monde en constante mutation, il est indispensable de se préparer aux crises potentielles, en mettant en place des mécanismes de prévention et de résilience.
Il a souligné que les institutions financières internationales devraient toujours être prêtes à soutenir les initiatives de développement, afin d’aider les pays à faire face aux défis économiques et sociaux émergents.
Le deuxième Sommet mondial pour le développement social constitue ainsi une plateforme majeure pour discuter des défis mondiaux et promouvoir une action collective en faveur d’un progrès équitable et durable pour tous.
