La Société Pétrolière (SP) a annoncé qu’au plus tard en 2026, le Rwanda disposera d’un dépôt de gaz de pétrole liquéfié (GPL) d’une valeur de plus de 60 milliards de francs rwandais.
Ce dépôt est en construction dans le secteur de Rusororo, district de Gasabo, à Kigali.
Le directeur général de SP, Claudien Habimana, a déclaré à la presse que, bien que le projet soit financé par SP, le dépôt sera accessible à tous, aussi bien aux entreprises publiques qu’aux opérateurs privés du secteur de l’énergie.
Il a précisé que les travaux de construction sont déjà bien avancés et qu’une fois le dépôt pleinement opérationnel, il aura une capacité de stockage de plus de 9 000 tonnes de gaz, contre 8 500 tonnes initialement prévues.
Habimana a ajouté que le projet commencera à fonctionner à titre provisoire en janvier 2026.
Il a également souligné que ce dépôt contribuera à renforcer la sécurité énergétique du Rwanda, car il permettra d’assurer la continuité de l’approvisionnement en gaz même en cas de difficultés d’importation.
En 2023, le ministère des Infrastructures (MININFRA) avait indiqué que les difficultés rencontrées dans la régulation des prix du gaz de cuisson étaient dues à l’insuffisance des capacités de stockage et de distribution.
Cette situation entraînait une révision des prix presque toutes les deux semaines, puisque le gaz était régulièrement importé de Tanzanie et du Kenya, ce qui influençait fortement son coût.
Le ministère a fait savoir que le nouveau dépôt de Rusororo devrait permettre de résoudre ces problèmes, en stabilisant les prix du gaz, à l’instar des mécanismes déjà en place pour le carburant et le diesel.
Actuellement, tout le gaz utilisé au Rwanda est importé, mais le pays cherche à valoriser le gaz méthane du lac Kivu afin de produire localement de l’énergie domestique.