Le président de la République du Rwanda, Paul Kagame, a souligné que l’intelligence artificielle (IA) jouera un rôle majeur dans le développement économique du pays, estimant qu’elle pourrait augmenter le produit intérieur brut (PIB) du Rwanda de 5 % dans un avenir proche.
Il a tenu ces propos le mercredi 12 novembre, lors du Sommet Transform Africa (TAS) qui se tient à Conakry, capitale de la Guinée.
Organisé par l’Alliance Smart Africa sur le thème « L’IA pour l’Afrique : innover localement, impacter globalement », le sommet réunit des dirigeants et des innovateurs venus de tout le continent pour examiner comment l’intelligence artificielle peut favoriser l’intégration économique de l’Afrique, renforcer la gouvernance et stimuler l’innovation.
Dans son discours, le président Kagame est revenu sur l’historique du Transform Africa Summit, lancé il y a plus de dix ans à Kigali, à une époque où la révolution numérique commençait à transformer le monde.
« L’intelligence artificielle, sujet central de cette édition, en est une parfaite illustration. Pour l’Afrique, le succès ne dépendra pas seulement de la rapidité avec laquelle nous adopterons cet outil, mais aussi des problèmes auxquels nous choisirons de l’appliquer », a-t-il souligné.
Le président Kagame a appelé les pays africains à utiliser l’IA en tenant compte de leur contexte et de leurs priorités de développement, afin d’en maximiser les bénéfices pour le capital humain.
« Pour le Rwanda seul, l’intelligence artificielle devrait contribuer à hauteur de 5 % à notre PIB, en apportant innovation et expertise dans des secteurs tels que la santé, l’éducation et l’agriculture », a-t-il précisé. « Nous avons également posé les bases de l’élaboration d’une politique nationale de l’intelligence artificielle, destinée à orienter nos ambitions », a-t-il ajouté.
Abordant les incertitudes entourant le développement de l’IA, notamment en matière d’emploi, de vie privée et de sécurité, il a indiqué : « Une partie de ces craintes est injustifiée, et une autre découle simplement de la peur de l’inconnu. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle réalité est là pour durer, et nous devons apprendre à nous y adapter. »
Le président Kagame a conclu en rappelant que l’Afrique, comme le reste du monde, a déjà connu plusieurs révolutions technologiques : « Ce n’est ni la première ni la dernière vague de progrès technologique que nous verrons. La science et la technologie restent des moteurs puissants de créativité et de performance, qui ne sont pas là pour remplacer qui que ce soit, mais pour nous permettre d’aller plus loin. »
