Le gouvernement rwandais a exprimé sa satisfaction quant à la signature de l’accord-cadre de Doha, conclu entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’AFC/M23 en vue d’un accord de paix global.
Cet accord a été signé le 15 novembre 2025 à Doha, au Qatar.
Le ministère rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération a souligné qu’il s’agissait d’une étape significative sur la voie d’un règlement definitive des causes profondes du conflit dans l’est de la RDC, ainsi que des obstacles à la paix dans la région des Grands Lacs.
Dans un communiqué publié après la signature, le ministère a déclaré : « Le Rwanda salue l’engagement important et constant de l’ État du Qatar en sa qualité de médiateur, ainsi que le soutien du Gouvernement des des États-Unis et de l’Union Africaine.”
Les pourparlers de Doha devraient servir de catalyseur à une solution durable face à l’insécurité persistante dans l’est de la RDC, laquelle affecte fortement l’ensemble des pays de la région des Grands Lacs, dont le Rwanda.
Benjamin Mbonimpa, l’un des représentants de l’AFC/M23 ayant participé à la signature, a indiqué que l’accord comprend huit points définissant les orientations pour s’attaquer aux causes profondes de l’insécurité dans l’est du pays.
Cependant, peu après la signature, la direction de l’AFC/M23 a accusé le gouvernement congolais de violer ses engagements.
Le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka, a affirmé que Kinshasa avait rapidement manqué à ses obligations, notamment en laissant les groupes armés avec lesquels elle collabore dans sa lutte contre l’AFC/M23, dont les FDLR, lancer de nouvelles attaques.
Les actions des FDLR ont poussé le Rwanda à renforcer la sécurité le long de sa frontière, ce qui avait déjà conduit à l’ouverture de discussions avec la RDC et à la conclusion d’un accord de paix en juin 2025.
En plus de l’accord signé samedi, la RDC et l’AFC/M23 ont conclu d’autres accords de principe le 19 juillet, qui ont servi de base à des négociations plus larges devant mener à un accord final.
Néanmoins, des analystes politiques estiment que la poursuite des attaques contre les civils, imputées au gouvernement congolais et à ses alliés, pourrait compromettre le processus de paix engagé.