Au moins une vingtaine de personnes ont péri jeudi dans le chavirement d’une baleinière sur le lac Maï-Ndombe, dans l’ouest de la République démocratique du Congo.
D’apres l’agence Anadolu, l’embarcation, partie du territoire de Kiri pour la capitale Kinshasa, a sombré à environ 100 km de la ville d’Inongo, chef-lieu de la province de Mai-Ndombe après qu’un ouragan a balayé le lac entre 18 h et 19 h.
Le gouvernement provincial a indiqué attendre les premiers rapports des équipes envoyées sur place. Le nombre de passagers à bord et celui des survivants n’étaient toujours pas connus vendredi après-midi.
Le gouverneur de la province de Maï-Ndombe, Nkoso Kevani, a jugé « inexpliquée » la longue durée du trajet, évoquant une possible panne.
« La baleinière a quitté le port à 9 h. À ces heures-là, elle aurait déjà dû être à l’abri. C’est sans doute une panne qui les a fait trainer avant d’être pris à partie par une puissante vague du type ouragan », a-t-il déclaré, affirmant avoir reçu des informations de plus de 20 morts et aucun survivant car « l’embarcation n’a pas été retrouvée ».
Classé parmi les lacs les moins profonds du monde et connu pour ses eaux sombres, le lac Maï-Ndombe demeure l’un des points noirs de la navigation intérieure, régulièrement endeuillé par des accidents mortels.
Face à la multiplication des naufrages, les autorités ont instauré depuis trois ans une interdiction des traversées nocturnes et des surcharges des embarcations de fortune — sans réel effet.
Miné par la corruption, le secteur du transport souffre du non-respect persistant des règles de navigation dans un pays où, faute de routes praticables et de réseau ferroviaire opérationnel, les voies fluviales restent le principal moyen de déplacement.