Au total, 190 réfugiés congolais, principalement des femmes et des enfants, ont fui vers le Rwanda dans le district de Rusizi mercredi 3 décembre, cherchant refuge après de violents affrontements entre les rebelles AFC/M23 et l’armée congolaise dans la province du Sud-Kivu, ont indiqué les autorités.
Le maire du district de Rusizi, Phanuel Sindayiheba, a confirmé l’information au New Times mercredi soir, précisant que le groupe de réfugiés avait franchi la frontière rwandaise par le poste de Bugarama-Kamanyola. Ils sont actuellement hébergés au centre de transit de Nyarushishi.
« Il est vrai qu’un groupe de 190 réfugiés congolais en provenance de zones de la RDC voisines du secteur de Bugarama est entré au Rwanda », a déclaré Sindayiheba.
« La plupart d’entre eux affirment fuir l’insécurité persistante depuis hier. Nous les avons accueillis, car notre pays reste toujours ouvert à ceux qui cherchent refuge. »
Le maire a expliqué que les réfugiés avaient reçu une aide d’urgence et que les procédures de prise en charge se poursuivront demain, une fois qu’ils se seront installés.
Sindayiheba a également assuré que la situation sécuritaire est stable du côté rwandais de la frontière.
« La vie continue, et aucun incident lié à l’insécurité n’a été enregistré à ce jour. Le calme règne et la vie suit son cours normal », a-t-il ajouté.
Le Rwanda accueille environ 100 000 réfugiés congolais, dont certains vivent dans des camps depuis près de trois décennies.
Selon des médias, les rebelles AFC/M23, qui contrôlent de larges zones de l’est de la RDC, dont Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, ont repris de violents affrontements avec l’armée congolaise et ses alliés, notamment des forces burundaises et la milice Wazalendo. De fortes explosions et des échanges de tirs ont été rapportés près de la frontière rwandaise.
Le mouvement rebelle accuse le gouvernement congolais de saboter les négociations de paix en cours, menées par le Qatar, affirmant que les violations du cessez-le-feu ne seront pas tolérées.
Cette reprise des combats intervient à peine un mois après la signature d’un accord-cadre de paix à Doha. Les affrontements se poursuivent depuis avril, date du début des pourparlers de paix sous médiation qatarie.