Le président Paul Kagame a rappelé aux dirigeants que l’exercice de fonctions publiques implique des responsabilités, soulignant que les citoyens ne devraient pas être contraints de mendier des services qui constituent pourtant leurs droits.
Il a tenu ces propos le vendredi 19 décembre, lors de son discours au 17ᵉ Congrès du Front patriotique rwandais (FPR). Le congrès, qui s’est tenu au siège du parti à Rusororo, à Kigali, a réuni plus de 2 200 membres et invités.
« En tant que dirigeants, nous devons nous rappeler que nous avons des responsabilités. Les gens ne devraient pas avoir à nous supplier pour obtenir des services; chacun a le droit de les exiger », a déclaré Kagame.
Il a indiqué que les postes occupés par les responsables les amènent parfois à fermer les yeux sur les problèmes des citoyens, avertissant que le non-respect de leurs devoirs devrait entraîner des conséquences.
Kagame a évoqué des plaintes fréquentes de la population, notant que dans certaines institutions, les personnes venues demander des services sont ignorées pendant que les responsables se concentrent sur leurs téléphones. Dans certains cas, a-t-il ajouté, les citoyens sont même insultés lorsqu’ils demandent de l’aide.
« Pourquoi cela devrait-il se passer ainsi ? », a-t-il interrogé.
À titre d’exemple, Kagame a mentionné la révocation du maire du district de Kayonza, John Bosco Nyemazi, pour mauvaise prestation de services. Nyemazi a été démis de ses fonctions le dimanche 7 novembre, en même temps que la vice-maire chargée du développement économique, Hope Munganyinka, et le vice-maire chargé des affaires sociales, Jean Damascène Harelimana, à la suite d’une décision du conseil du district de Kayonza.
Leur révocation était également liée à l’incapacité de répondre de manière adéquate aux difficultés rencontrées par les citoyens, notamment celles causées par une sécheresse prolongée.
Le président s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles les dirigeants mettent souvent trop de temps à résoudre les problèmes des citoyens, suggérant que certains n’écoutent pas parce qu’ils ne sont pas personnellement touchés.
Il a précisé que le problème ne se limite pas à Kayonza, citant d’autres districts.
