Nduhungirehe critique la MONUSCO pour avoir minimisé le massacre de civils à Masisi
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Nduhungirehe critique la MONUSCO pour avoir minimisé le massacre de civils à Masisi

La Nouvelle Releve

January 3, 2026

Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, l’ambassadeur Olivier Nduhungirehe, a vivement critiqué la MONUSCO pour avoir condamné de manière trop légère l’attaque survenue à Masisi, dans la province du Nord-Kivu, qui a coûté la vie à des civils, sans désigner clairement les Forces armées de la RDC (FARDC) et leurs alliés comme responsables.

Cette attaque menée à l’aide d’un drone a eu lieu le vendredi 2 janvier à Masisi. Six personnes ont été tuées sur le coup et 41 autres grièvement blessées.

Le mouvement AFC/M23 a accusé la coalition des forces du gouvernement de Kinshasa d’être à l’origine de cette attaque, lancée depuis la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.

Cette coalition est composée des Forces armées de la RDC (FARDC), de soldats burundais, des milices Wazalendo, du groupe terroriste FDLR ainsi que de mercenaires étrangers.

Le 3 janvier 2026, la MONUSCO a déclaré être « profondément préoccupée par les informations faisant état d’une attaque de drone survenue dans le centre de Masisi », affirmant condamner toute attaque visant ou affectant des civils et leurs infrastructures.

Le ministre des Affaires étrangères, l’ambassadeur Olivier Nduhungirehe, s’est exprimé à ce sujet sur le réseau social X, estimant que cette déclaration était trop vague et ne désignait pas les auteurs présumés de l’attaque.

“Pour mieux comprendre cette “condamnation” molle de la MONUSCO, qui ne mentionne même pas ses alliés FARDC comme auteurs de ce crime de guerre contre des civils congolais à Masisi Centre;rappelons que le 4 novembre 2025, la MONUSCO elle même nous informait sur X qu’elle avait conduit une formation de 120 militaires FARDC en Ituri, notamment sur l’usage de drones et d’armes Lourdes ”, a-t-il indiqué.

Depuis longtemps, la MONUSCO est accusée de soutenir la coalition dirigée par le gouvernement de Kinshasa en fournissant des renseignements utilisés pour préparer des attaques de drones contre les positions de l’AFC/M23 ainsi que contre des civils dans la province du Nord-Kivu.

En février, le porte-parole politique du M23, Lawrence Kanyuka, avait également mis en garde le gouvernement de Kinshasa, l’accusant de poursuivre les massacres de civils à Minembwe, Uvira et dans d’autres localités du Sud-Kivu, au moyen de drones guidés par des renseignements fournis par la MONUSCO.

Ce samedi, la MONUSCO a annoncé appeler à l’ouverture d’une enquête indépendante et approfondie afin d’établir la vérité sur les circonstances de cette attaque de drone meurtrière.

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