OIF : le Rwanda soutient Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat
Politique

OIF : le Rwanda soutient Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat

La Nouvelle Releve

January 12, 2026

Kigali – Le Rwanda a officiellement décidé de présenter la candidature de Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L’annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, précisant que la décision émane du président Paul Kagame.

À dix mois du vingtième Sommet de la Francophonie, prévu en novembre prochain à Phnom Penh, au Cambodge, Kigali a choisi d’anticiper le processus électoral. Le second mandat de la secrétaire générale arrivant à son terme cette année et la clôture du dépôt des candidatures étant fixée à fin avril, le Rwanda a jugé nécessaire de clarifier sa position sans attendre.

En cas de réélection, Louise Mushikiwabo, en fonction depuis 2019, deviendrait la deuxième personnalité à diriger l’OIF durant trois mandats, après l’ancien président sénégalais Abdou Diouf. Une éventualité qui s’appuie, selon les autorités rwandaises, sur un bilan largement reconnu par les États membres de l’organisation.

Le chef de la diplomatie rwandaise a indiqué que lors de la dernière conférence ministérielle de l’OIF, tenue à Kigali en novembre dernier, plusieurs pays francophones ont exprimé le souhait de voir Louise Mushikiwabo poursuivre son action. Pour Kigali, cette dynamique constitue un signal politique fort et un encouragement à la continuité.

Depuis son arrivée à la tête de l’OIF, la secrétaire générale a engagé une réforme en profondeur de l’institution. Cette transformation a permis de renforcer la crédibilité politique de l’organisation, d’améliorer sa lisibilité institutionnelle et d’accroître son efficacité opérationnelle. Ces avancées ont été saluées lors des sommets de Djerba et de Villers-Cotterêts.

Interrogé sur d’éventuelles oppositions à cette candidature, notamment de la part de la République démocratique du Congo et du Burundi dans un contexte régional tendu, Olivier Nduhungirehe a rappelé que les principes de l’OIF garantissent à chaque État membre le droit de présenter un candidat. Le Rwanda se dit ouvert à une compétition libre, saine et respectueuse.

Kigali insiste toutefois sur le fait que son soutien repose exclusivement sur le bilan de Louise Mushikiwabo, jugé documenté, mesurable et unanimement salué au sein des instances de la Francophonie.

Le Sommet de Phnom Penh s’annonce ainsi comme une étape déterminante pour l’avenir de l’OIF, dans un contexte international marqué par des défis géopolitiques majeurs et un besoin croissant de multilatéralisme efficace.

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