Dans un geste présenté comme une preuve de bonne foi en faveur des efforts de paix, l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a officiellement annoncé la mise à la disposition de la communauté internationale de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Dans une correspondance adressée au Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, l’AFC/M23 indique avoir décidé de se retirer de toute responsabilité sécuritaire dans cette importante agglomération, conformément à sa décision antérieure de retrait de ses forces, prise le 15 décembre 2025. Le mouvement affirme ainsi vouloir lever toute ambiguïté quant à son engagement en faveur du cessez-le-feu en vigueur et d’une solution pacifique et politique à la crise dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon le document, l’AFC/M23 appelle la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) et, plus largement, la communauté internationale à assumer pleinement leurs responsabilités en matière de protection des populations civiles, de maintien de la paix et de sécurisation de la ville d’Uvira, sans discrimination.
Le mouvement affirme également se désengager de toute unité d’observation et de monitoring qui devait accompagner la remise et la reprise de la ville avec une force neutre, soulignant que la responsabilité de la sécurité incombe désormais entièrement aux acteurs internationaux.
Dans sa lettre, l’AFC/M23 exprime toutefois de vives préoccupations face à ce qu’il qualifie de menaces persistantes, citant la présence de l’armée burundaise, des FDLR, des groupes armés dits Wazalendo ainsi que de mercenaires soutenant les FARDC. Le mouvement estime que ces forces, qu’il considère comme non parties à un processus de paix, représentent un danger direct pour les civils, mais aussi pour la stabilité régionale.
L’AFC/M23 plaide ainsi pour le déploiement rapide d’une force véritablement neutre à Uvira, afin d’éviter un retour au chaos et à la violence, et de préserver les acquis du cessez-le-feu.
Cette démarche, affirme le mouvement, s’inscrit dans une volonté claire de protéger les populations civiles, de consolider la trêve en cours et de créer les conditions d’une paix durable fondée sur le dialogue, le respect des engagements internationaux et les principes du droit international humanitair