Les autorités ukrainiennes ont annoncé ce lundi 2 février la mort de Clinton Mogesa, 29 ans, citoyen kényan tué fin janvier dans le Donbass après avoir été recruté en 2025 au Qatar pour combattre dans les rangs russes.
Selon la BBC, la Direction générale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien (HUR) a découvert son corps sur une position russe dans le Donbass. Le Kényan, né en 1997, vivait et travaillait au Qatar avant de signer un contrat avec l’armée russe.
“Après une brève formation, Clinton Mogesa a été tué lors d’un ‘assaut sacrificiel’ dans le Donbass”, indique le HUR dans un message publié samedi sur Telegram. Les Russes n’ont pas évacué son corps. Sur lui, les services de renseignement ukrainiens ont trouvé les passeports de deux autres citoyens kényans, probablement d’autres victimes du recrutement.
Vincent Okemwa, cousin de Mogesa, a expliqué à la BBC que sa famille a été informée de son départ pour la Russie depuis le Qatar. Ils sont restés en contact durant trois semaines d’entraînement militaire. Le dernier échange remonte au 28 octobre. Depuis, silence total. Il a précisé à la radio britannique que le père de Mogesa avait vendu des terres pour financer le voyage de son fils au Qatar et qu’il représentait l’espoir d’une vie meilleure pour sa famille.
Le gouvernement kényan n’a confirmé la mort d’aucun de ses ressortissants tués en Ukraine.
Le système de recrutement au Kenya a pris une ampleur importante. En novembre dernier, le ministre kényan des affaires étrangères estimait à 200 le nombre de compatriotes combattant pour la Russie.
Les méthodes de recrutement s’appuient sur la tromperie. La plupart des hommes interrogés par le Washington Post affirment avoir été piégés, recrutés pour des emplois civils ou des postes de sécurité “sans danger” en Russie.