Le ministère ougandais de la Santé a démenti des informations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le pays ferait face à une épidémie de virus Nipah, qualifiant ces affirmations de fausses et avertissant que la désinformation pourrait provoquer une panique inutile au sein de la population.
« L’Ouganda n’a enregistré aucun cas ni aucune épidémie de virus Nipah », a déclaré Charles Olaro, directeur général des services de santé, dans un communiqué publié mardi.
Le ministère a précisé que ces allégations provenaient d’une vidéo devenue virale en ligne, tout en soulignant que le dispositif national de surveillance des maladies reste pleinement opérationnel et n’a détecté aucun cas suspect ou confirmé de Nipah.
« Les systèmes de surveillance du pays, notamment la surveillance basée sur les événements, les mécanismes de signalement communautaire et le réseau national de laboratoires, fonctionnent pleinement », a indiqué M. Olaro, ajoutant que « jusqu’à présent, aucune alerte, aucun échantillon ni aucun résultat de laboratoire suggérant la présence du virus Nipah n’a été reçu ou confirmé ».
La maladie à virus Nipah est une zoonose rare mais extrêmement mortelle, responsable d’épidémies sporadiques en Asie du Sud et du Sud-Est depuis son identification initiale en Malaisie en 1998.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de létalité du virus varie entre 40 % et 75 %, en fonction de l’ampleur de l’épidémie et de la capacité des systèmes de santé à détecter et prendre en charge les cas précocement.
De précédentes épidémies dans des pays comme le Bangladesh et l’Inde ont entraîné des dizaines de décès, avec des transmissions interhumaines documentées dans les milieux hospitaliers et au sein des foyers.
Il n’existe actuellement ni traitement homologué ni vaccin contre le virus Nipah, ce qui rend la détection précoce, l’isolement des cas et la sensibilisation du public essentiels pour réduire la mortalité.
Les autorités sanitaires ont appelé la population à ne pas relayer d’informations non vérifiées, avertissant que de fausses alertes épidémiques peuvent éroder la confiance envers les institutions de santé publique.
« La désinformation peut engendrer une peur injustifiée, provoquer la panique et nuire aux efforts de santé publique en cours », a souligné M. Olaro.
Le ministère a enfin indiqué qu’il continue de collaborer avec des partenaires nationaux, régionaux et internationaux pour surveiller les maladies prioritaires et qu’il informerait immédiatement le public par les canaux officiels si une menace avérée venait à émerger.