Les États-Unis d’Amérique et le Burundi ont signé un accord d’une valeur de 156 millions de dollars sur cinq ans visant à appuyer le Burundi dans le domaine de la santé. Cet accord a pour objectif de renforcer le système de santé et d’aider le Burundi à lutter contre les maladies transmissibles, selon les déclarations de l’ambassade des États-Unis au Burundi.
La représentation américaine précise que cette aide s’inscrit dans la politique appelée « America First ».
Dans le cadre de cet accord, les États-Unis prévoient d’octroyer au Burundi 129 millions de dollars, principalement pour soutenir les programmes de lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, ainsi que pour renforcer les mécanismes de surveillance et de réponse rapide face aux épidémies et aux urgences sanitaires.
De son côté, le gouvernement burundais s’est engagé, dans le même accord, à augmenter son budget alloué au secteur de la santé à hauteur de 26 millions de dollars sur cinq ans, dans le but de renforcer l’autonomie nationale dans la gestion du système de santé, selon l’ambassade des États-Unis.
Ce programme contribuera au soutien du personnel médical, à l’achat d’équipements de laboratoire, au renforcement des systèmes de gestion des données des patients, ainsi qu’à l’amélioration de l’accès des citoyens aux services de prévention, de dépistage et de traitement.
Le Burundi fait actuellement face à une pénurie de professionnels de santé, en raison notamment de l’exode de nombreux médecins qui quittent le pays à la recherche de meilleures opportunités salariales à l’étranger.