Le Rwanda a accueilli, ce mardi, 161 de ses ressortissants rapatriés en provenance de la République démocratique du Congo (RDC).
Ces Rwandais, reçus dans le district de Rubavu, comprennent 110 enfants, 13 hommes et 38 femmes. Ils sont rentrés par le poste frontalier principal de La Corniche, qui relie le Rwanda à la RDC. Ils ont d’abord été conduits au centre de transit de Kijote, situé dans le district de Nyabihu, où ils bénéficieront d’une formation et d’un accompagnement de courte durée.
Le maire du district de Rubavu, Prosper Mulindwa, s’est adressé aux rapatriés en déclarant qu’il ne voyait aucune raison pour qu’un Rwandais soit encore considéré comme réfugié à l’heure actuelle.
« Une personne qui vit en dehors de son pays en tant que réfugié se prive elle-même d’opportunités, car le Rwanda a adopté des lois mettant fin au statut de réfugié sous toutes ses formes. Lorsque nous analysons les conditions de vie actuelles, nous ne voyons aucune raison pour laquelle un Rwandais devrait être réfugié. Ce qu’on vous disait lorsque vous étiez dans la forêt était faux, et vous pouvez vous en rendre compte par vous-mêmes », a-t-il affirmé.
« Nous, nous accueillons des réfugiés venant d’autres pays, nous en prenons soin ou nous les aidons à rentrer chez eux afin qu’eux aussi sortent de la situation de réfugié. Nous avons nous-mêmes connu cette situation, mais nous en sommes sortis et nous vivons désormais dans notre propre pays », a-t-il ajouté.
Le maire Mulindwa a rappelé aux rapatriés qu’ils se trouvent entre les mains d’un État qui les protège et les aime, les invitant également à appeler ceux qu’ils ont laissés derrière eux afin qu’ils rentrent eux aussi au pays.
Nyiransabimana Ancille, âgée de 64 ans, a indiqué avoir quitté le Rwanda en 1994. Elle a précisé être rentrée dans ce qui était autrefois la commune de Mutura et s’est dite prête à travailler pour améliorer ses conditions de vie, exprimant sa joie de retrouver le pays qui l’a vue naître.
Les rapatriés ont ensuite été conduits au centre de transit de Kijote, dans le district de Nyabihu, où ils séjourneront temporairement. Une fois leurs documents d’identité établis, l’État leur accordera une aide financière destinée à faciliter leur réintégration dans la vie normale.
