Le président de l’Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, a pris la présidence de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), succédant à William Ruto, président du Kenya, lors du 25ᵉSommet ordinaire des chefs d’État de la CAE qui se tient à Arusha, en Tanzanie.
Avec cette passation, Museveni a assumé la direction du bloc régional et a présidé les travaux du sommet, qui a réuni les dirigeants des États membres de la CAE afin de discuter des questions clés touchant la région, notamment l’intégration régionale et le commerce.
La présidence de la CAE est exercée à tour de rôle par les chefs d’État des pays membres. Le président en exercice assure le leadership stratégique du bloc régional pendant la durée de son mandat.
S’exprimant après avoir pris ses fonctions, Museveni a remercié ses homologues pour la confiance qu’ils lui ont accordée en lui confiant la responsabilité de diriger le bloc au cours de l’année à venir.
« L’intégration politique dans notre région est très importante, car elle nous aide à surmonter la fragmentation et à travailler ensemble comme un seul bloc. Lorsque nous nous intégrons politiquement et économiquement, nous renforçons notre capacité à relever les défis communs et à améliorer le bien-être de nos populations », a-t-il déclaré.
Il a souligné qu’une coopération plus étroite entre les États membres créerait également des opportunités pour les entreprises et stimulerait la croissance économique dans toute la région.
Selon le président ougandais, la CAE constitue une plateforme essentielle permettant aux États membres de coordonner leurs politiques, de renforcer leurs relations commerciales et de faire progresser leurs objectifs communs de développement.
« L’avenir de notre région dépend d’une coopération et d’une unité plus profondes entre les États membres. La Communauté d’Afrique de l’Est nous offre une plateforme solide pour coordonner nos politiques, développer le commerce et assurer une prospérité partagée pour nos citoyens », a-t-il affirmé.
Museveni a également évoqué les avantages économiques liés à la suppression des barrières au sein de la région, estimant que l’intégration contribuerait à accélérer la croissance et à créer davantage d’opportunités pour les citoyens.
Il a en outre cité les grandes économies mondiales comme exemples des bénéfices d’un fonctionnement au sein de grands marchés intégrés.
« Lorsque l’on observe de grandes économies comme les États-Unis, la Chine, l’Inde et la Russie, on constate l’avantage d’opérer sur de vastes marchés intégrés. Pour l’Afrique de l’Est, une intégration plus poussée nous permettra d’être plus compétitifs au niveau mondial et de renforcer notre position dans l’économie mondiale », a-t-il expliqué.
Il a ajouté que le bloc régional demeure un mécanisme important de coopération entre les États membres.