Le Président de la république du Rwanda, Paul Kagame est arrivé à Paris pour participer au 2e Sommet sur l’énergie nucléaire civil qui se tient dans ce pays ce 10 Mars, en compagnie avec une délégation des responsables de l’Office Rwandais de l’énergie atomique (RAEB).
Ce sommet a été organisé par le gouvernement français en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Les chefs d’État et de gouvernement, les responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts vont échanger sur le rôle de l’énergie nucléaire civile face aux grands défis énergétiques et climatiques.
Depuis le 2 mars, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait entamé une mission d’évaluation visant à vérifier si le Rwanda remplit les conditions nécessaires pour construire une centrale d’énergie nucléaire. Il était prévu que cette évaluation se termine le 9 mars 2026.
Le Directeur général de l’Office rwandais de l’énergie atomique (RAEB), Dr Fidèle Ndahayo, a récemment déclaré que le Rwanda déploie depuis un certain temps des efforts importants pour développer l’utilisation de l’énergie nucléaire.
Ces initiatives comprennent notamment l’ouverture d’un département dédié à l’enseignement de ce domaine, l’importation d’équipements médicaux utilisant l’énergie nucléaire, ainsi que d’autres projets connexes.
L’énergie nucléaire suscite un intérêt croissant partout dans le mone et représente aujourd’hui près de 10 % de la production mondiale d’électricité. Il apparaît, pour de nombreux pays comme un complément essentiel aux énergies renouvelables pour produire une électricité pilotable et bas-carbone.
C’est dans ce context que le sommet vise à favoriser les échanges entre États disposant déjà d’un programme nucléaire et ceux qui envisagent de s’engager dans cette voie, en particulier dans les économies émergentes. Il permettra également de mettre en avant les usages pacifiques de l’atome, dans le respect des engagements internationaux, à l’approche de la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire prévue au printemps 2026.