Le président rwandais, Paul Kagame, a réaffirmé que le Rwanda positionne l’énergie nucléaire au centre de ses plans de développement et de transformation économique à long terme.
Il a fait cette déclaration mardi à Paris, lors du deuxième Sommet sur l’énergie nucléaire. Ce sommet a réuni des chefs d’État, des dirigeants d’organisations internationales et des institutions financières pour discuter de l’avenir de l’énergie nucléaire civile.
« Le Rwanda ambitionne de devenir un pays à revenu élevé d’ici 2050. Cela nécessite une électricité abondante, et c’est pourquoi nous avons décidé de placer le nucléaire au cœur de notre stratégie. Cela permettra de diversifier notre mix énergétique tout en assurant la stabilité nécessaire à la croissance industrielle et à une transformation durable », a-t-il déclaré.
Le président a précisé que la réalisation de cet objectif repose sur des institutions solides et une main-d’œuvre qualifiée. C’est cette base que le Rwanda s’efforce de bâtir à travers des partenariats avec des institutions mondiales de premier plan, grâce auxquels des centaines de Rwandais ont déjà été formés en sciences et ingénierie nucléaires.
« Nous avons également lancé un nouveau programme en sciences nucléaires à l’Université du Rwanda. Récemment, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a mené une revue intégrée des infrastructures nucléaires au Rwanda, confirmant ainsi nos progrès dans les piliers clés d’un programme d’énergie nucléaire. »
Selon le chef de l’État, la technologie nucléaire évolue d’une manière qui profite aux pays disposant de petits réseaux électriques, permettant ainsi à l’Afrique de figurer parmi les premiers adoptants.
« Je suis convaincu que l’Afrique s’imposera comme l’un des marchés mondiaux les plus importants pour les PRM (Petits Réacteurs Modulaires) dans les années à venir », a-t-il affirmé.
Il a souligné que ce sommet met en lumière la force des partenariats, précisant que la coopération doit progresser sur des priorités telles que les montages financiers et la collaboration technologique.
« Lors de la COP28, les gouvernements ont appelé les institutions financières internationales à inclure l’énergie nucléaire dans leurs portefeuilles. Le moment est venu de travailler ensemble pour faire de cette transition une réalité en Afrique. »
L’énergie nucléaire suscite un intérêt grandissant à travers le monde. Elle représente près de 10 % de la production mondiale d’électricité et est considérée par de nombreux pays comme un complément essentiel aux énergies renouvelables pour la production d’une électricité bas carbone et pilotable.
Ce sommet constitue une opportunité majeure pour renforcer la coopération internationale et promouvoir des solutions concrètes pour le développement sûr et durable de l’électronucléaire civil.