Le Rwanda a officiellement sollicité l’appui des pays africains, notamment de Djibouti et de la Mauritanie, en faveur de la candidature de Louise Mushikiwabo pour un nouveau mandat à la tête du Secrétariat général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
En début d’année, Kigali a confirmé sa décision de présenter à nouveau Mme Mushikiwabo pour un troisième mandat. Ce choix s’appuie sur un bilan largement salué par les États membres au terme de son deuxième exercice.
Le lundi 16 mars, le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier Nduhungirehe, s’est rendu à Djibouti. Au cœur de ses échanges avec le président Ismaïl Omar Guelleh figurait le soutien à cette candidature stratégique.
« Je suis à Djibouti en qualité d’envoyé spécial du Président Paul Kagame pour transmettre un message à Son Excellence le Président Ismaïl Omar Guelleh, afin de solliciter son précieux soutien à la réélection de Louise Mushikiwabo », a déclaré le chef de la diplomatie rwandaise.
Nduhungirehe a également souligné l’importance de la continuité institutionnelle : « Nous avons discuté des réformes déjà engagées par Louise Mushikiwabo pour rendre l’OIF plus efficace, dynamique, crédible et respectée sur la scène mondiale. »
Simultanément, la ministre des Sports, Nelly Mukazayire, a effectué une visite de travail en Mauritanie. Elle a été reçue par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à qui elle a transmis un message de son homologue rwandais sollicitant l’appui de Nouakchott pour porter cette candidature africaine.
Depuis son arrivée à la tête de l’OIF en 2018, la secrétaire générale a engagé une réforme en profondeur de l’institution. Cette transformation a permis de renforcer la crédibilité politique de l’organisation, d’améliorer sa lisibilité institutionnelle et d’accroître son efficacité opérationnelle.
Son second mandat a porté davantage sur la mise en œuvre concrète des réformes engagées. Elle met en avant des avancées en matière de décentralisation, d’évaluation des programmes et de performance institutionnelle. L’une des évolutions notables concerne les finances de l’organisation. Les contributions statutaires des États membres, qui n’avaient pas été révisées depuis treize ans, ont été augmentées.
