Ruto et Museveni lancent une ligne ferroviaire SGR reliant le Kenya à l’Ouganda
Economie

Ruto et Museveni lancent une ligne ferroviaire SGR reliant le Kenya à l’Ouganda

La Nouvelle Releve

March 21, 2026

Le président Kenyan, William Ruto et son homologue ougandais, Yoweri Kaguta Museveni ont lancé la construction du tronçon Kisumu–Malaba du chemin de fer à écartement standard de 107 km, un projet clé visant à stimuler le commerce régional et à faciliter le transport à travers l’Afrique de l’Est. Le lancement du projet a eu lieu ce samedi à Kisumu.

Museveni a déclaré que le chemin de fer est au cœur de l’intégration économique de l’Afrique de l’Est et de la compétitivité commerciale. Selon lui, pour que l’Afrique prospère, les pays doivent non seulement produire des biens de haute qualité, mais aussi veiller à ce qu’ils soient abordables.

« Le chemin de fer fait partie de la rationalisation de notre système de transport, en particulier du côté ougandais, qui est irrationnel et coûteux », a-t-il déclaré.

« Nous allons développer notre section de Malaba à Kampala, puis jusqu’à Kasese et Mpondwe, en la reliant à la RDC. Nous travaillons également sur la ligne ferroviaire de Tororo à Gulu, puis de Nimule à Juba, ainsi que sur la ligne de Bihanga à Kigali », a-t-il ajouté.

Le président William Ruto a affirmé que ce chemin de fer donnera vie à l’aspiration de longue date des deux pays à une véritable intégration régionale, et a promis au président Museveni de travailler ensemble pour concrétiser cette vision.

« Notre région fait face à un défi clair et urgent: nos économies ne génèrent pas suffisamment de revenus pour suivre le rythme de la croissance rapide de notre population. Dans le même temps, nos entreprises continuent de faire face à des coûts logistiques élevés qui nuisent à leur compétitivité. »

L’extension prévue du SGR de l’Ouganda vers la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud, le Rwanda, le Burundi et au-delà permettra de libérer davantage d’opportunités régionales, en stimulant de nouvelles vagues d’activité économique et en renforçant l’intégration dans la région.

Le projet devrait améliorer considérablement l’efficacité du transport, en augmentant la vitesse des trains jusqu’à 120 km/h et en multipliant par quatre la capacité de fret, pour atteindre 4 000 tonnes par train.

Le corridor Nord traite actuellement plus de 30 millions de tonnes de marchandises par an, dont environ 90 % sont transportées par route, ce qui entraîne des coûts élevés et des embouteillages.

Le transport ferroviaire devrait réduire les coûts de fret de 30 à 40 % et diminuer les temps de transit jusqu’à 50 %.

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