Le Premier ministre, Justin Nsengiyumva, a présenté les mesures prévues par le gouvernement pour renforcer le système d’assurance maladie communautaire, afin qu’il contribue davantage à l’amélioration du bien-être des Rwandais, à l’élévation de la qualité des services de santé et au financement durable du secteur.
Ce programme, lancé en 2011, a joué un rôle important dans la réduction du coût des soins de santé pour la population.
Lors de sa présentation devant les membres du Parlement ce jeudi, le Premier ministre Nsengiyumva est revenu sur les réformes apportées à la mutuelle de santé cette année.
« Afin d’améliorer le fonctionnement de ce programme, le gouvernement s’est engagé cette année à le réformer, dans le but d’augmenter ses capacités et les services offerts aux bénéficiaires. En particulier, aux maladies déjà couvertes ont été ajoutées celles qui touchent fréquemment de nombreux Rwandais et dont le traitement est coûteux. Il s’agit notamment des cancers, des maladies rénales nécessitant une transplantation, des interventions chirurgicales cardiaques, ainsi que des opérations des os et de la colonne vertébrale. »
Il a également précisé que sont incluses des interventions comme le remplacement de l’articulation de la hanche, la fourniture de prothèses et d’implants pour les personnes en situation de handicap, ainsi que d’autres soins spécialisés.
Ces réformes concernent aussi l’augmentation de la liste des médicaments couverts, passant de 850 à 1 450. Selon lui, cette augmentation exige que le fonds de la mutuelle dispose de ressources financières plus importantes pour remplir ses missions. Cela implique donc une hausse des fonds disponibles.
Il a indiqué qu’au cours des dix dernières années, les dépenses du fonds de la mutuelle ont plus que doublé, passant de 39 milliards de francs rwandais en 2015/2016 à 98 milliards en 2024/2025. Pendant ce temps, la cotisation des membres est restée fixée à 3 000 francs rwandais depuis 2011.
« Ces chiffres montrent que le système de cotisation existant n’était plus suffisant. Alors que le coût des soins continuait d’augmenter, la contribution des citoyens n’a pas évolué, ce qui empêchait le programme de fonctionner correctement. C’est dans ce contexte que ces réformes ont été mises en place. Elles ne visent pas à alourdir le fardeau des citoyens, mais à rendre ce système plus efficace, stable et durable, dans l’intérêt de tous.”, a-t-il a poursuivi.
« En tant que Rwandais, notre santé est notre responsabilité, car nous savons bien que la solidarité ne doit pas attendre les moments de crise. C’est pourquoi nous devons unir nos efforts, chacun contribuant selon ses moyens, afin que tous puissent avoir accès aux soins », a-t-il conclu.
Les catégories de contribution comprennent: les personnes les plus démunies, dont la cotisation sera entièrement prise en charge par l’État ; celles ayant de faibles revenus, qui bénéficieront d’un soutien public ; celles capables de payer la cotisation de base ; et celles disposant de moyens plus élevés, qui contribueront davantage.