La 17e réunion du Comité consultatif technique du Centre régional sur les armes légères (RECSA) s’est ouverte lundi 25 mai à Kigali, réunissant des responsables régionaux de la sécurité et des décideurs politiques afin de renforcer la coopération dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre illicites dans la région des Grands Lacs, la Corne de l’Afrique et les États frontaliers.
Cette réunion de cinq jours, organisée au siège général de la Police Nationale du Rwanda, rassemble des chefs de police, des secrétaires permanents et principaux chargés de la sécurité intérieure, ainsi que des coordinateurs des points focaux nationaux sur les armes légères et de petit calibre des États membres du RECSA.
Le Directeur général de la Police, l’Inspecteur général CG Felix Namuhoranye, qui préside le Comité consultatif technique du RECSA, a salué, à l’ouverture de la réunion, les efforts continus du RECSA dans la coordination des réponses régionales face au trafic illicite d’armes.
Selon lui, cette réunion intervient à un moment crucial où la région est confrontée à des menaces sécuritaires en constante évolution, alimentées par les nouvelles technologies de plus en plus exploitées par les réseaux criminels.
« La prolifération et l’utilisation abusive des armes légères et de petit calibre continuent de compromettre le développement, d’affaiblir les structures de gouvernance et de menacer la sécurité de nos communautés », a déclaré le CG Namuhoranye.

Il a insisté sur l’importance de revoir les cadres juridiques et politiques régionaux, notamment le Protocole de Nairobi, afin de faire face aux nouvelles menaces telles que le trafic d’armes facilité par les technologies numériques, la fabrication artisanale d’armes, les armes à feu imprimées en 3D ainsi que l’usage abusif des systèmes sans pilote.
Il a également appelé à un renforcement de la coopération régionale à travers le partage de renseignements, les opérations conjointes, l’harmonisation des législations, le renforcement de la gestion des frontières et l’amélioration des capacités institutionnelles.
Le chef de la Police rwandaise a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur des initiatives régionales de paix et de sécurité, soulignant qu’une sécurité durable ne peut être atteinte qu’à travers « des partenariats solides, des institutions responsables et un engagement actif des communautés ».
De son côté, le Secrétaire exécutif du RECSA, Jean Pierre Betindji, a mis en avant l’importance de cette rencontre alors que les États membres se préparent à un nouveau cycle stratégique de cinq ans.
Il a évoqué plusieurs réalisations majeures de l’année écoulée, notamment l’adoption de l’accord révisé portant création du RECSA ainsi que la révision en cours du Protocole de Nairobi.
Le RECSA compte actuellement 15 États membres: le Rwanda, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, la République centrafricaine, le Burundi, la République du Congo, la République démocratique du Congo, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, les Seychelles, la Somalie, le Soudan du Sud et le Soudan. Le Rwanda assure actuellement la présidence des organes politiques du RECSA, notamment le Conseil des ministres et le Comité consultatif technique.
