Le Premier ministre du Rwanda, le Dr Justin Nsengiyumva, a annoncé que le nombre de personnes utilisant les bus de transport public a augmenté de 15 %, particulièrement dans la ville de Kigali. Cette hausse est attribuée aux mesures prises par le gouvernement rwandais pour faire face à l’augmentation des prix des produits pétroliers, provoquée par le conflit au Moyen-Orient.
Il s’est exprimé à ce sujet ce 6 juin 2026 lors d’une conférence de presse consacrée à plusieurs questions d’actualité, notamment à la situation générale de l’économie nationale et aux conditions de vie de la population.
Le Premier ministre a souligné que les investissements consentis par l’État dans le transport public visent à permettre au pays de mieux préserver ses ressources en carburant tout en facilitant les déplacements des citoyens. Il a rappelé que la poursuite du conflit exerce une pression importante sur les pays en développement, y compris le Rwanda.
« Le nombre de personnes qui choisissent de voyager en bus a augmenté de 15 %, et nous continuerons à mettre en place des mesures pour encourager davantage de citoyens à utiliser ce mode de transport », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que la question de l’approvisionnement énergétique et des produits pétroliers a également des répercussions sur le niveau général des prix. Toutefois, le gouvernement entend poursuivre ses efforts en faveur du transport public afin d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles.
Le Dr Nsengiyumva a précisé que le recours aux transports publics reste un choix individuel, mais que l’État met en place les conditions nécessaires pour encourager ceux qui souhaitent les utiliser, en particulier dans un contexte de hausse continue des prix de l’essence et du diesel.
Le 5 juin 2026, l’Autorité rwandaise de régulation des services publics (RURA) a annoncé que le prix du litre d’essence restait fixé à 2 938 francs rwandais, tandis que celui du litre de diesel atteignait 2 927 francs rwandais, soit une augmentation de 700 francs.
À ce sujet, le Premier ministre a expliqué que la hausse du prix du diesel est principalement due à l’augmentation des cours sur le marché international. Il a toutefois indiqué que le gouvernement applique une subvention de 18,26 % afin d’en atténuer l’impact sur les consommateurs.
