L’Égypte et le Rwanda ont convenu d’élargir leur coopération dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique lors d’une réunion tenue au Caire, qui a réuni le ministre rwandais de l’Éducation, Joseph Nsengimana, et le ministre égyptien de l’Enseignement supérieur, Abdelaziz Konsowa.
Les discussions ont porté sur la mise en place de partenariats stratégiques entre les universités des deux pays. M. Konsowa a souligné l’engagement de l’Égypte à soutenir les nations africaines grâce à son expertise académique.
Il a indiqué que des universités égyptiennes ouvrent des antennes à travers l’Afrique, notamment l’Université d’Alexandrie au Tchad et au Soudan du Sud, ainsi que l’Université du Caire au Soudan. Il a précisé que l’Égypte vise à partager ses connaissances dans des domaines scientifiques essentiels afin de contribuer à la formation des leaders africains.
M. Nsengimana a salué les progrès récents de l’Égypte dans l’enseignement supérieur et a exprimé l’intérêt du Rwanda à s’inspirer de son expérience, notamment dans les domaines de la technologie et de l’enseignement appliqué. Il a indiqué que le Rwanda œuvre à doter sa jeunesse de compétences numériques avancées et à promouvoir la recherche appliquée.
L’ambassadeur du Rwanda, Dan Munyuza, aussi présent à cette session, a décrit l’Égypte comme un pôle de savoir en Afrique et a accueilli favorablement un renforcement des échanges d’étudiants et d’enseignants. Il a insisté sur la volonté du Rwanda de lever les obstacles à la coopération académique.
La réunion a également abordé la mise en place de programmes conjoints en anglais et en français afin d’élargir l’accès des étudiants. Les deux parties ont exploré des collaborations dans les universités technologiques, les sciences appliquées, la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Elles ont également convenu de donner la priorité à la recherche appliquée liée à l’industrie, en mettant l’accent sur l’agriculture, l’eau et les énergies renouvelables.
Les responsables ont souligné l’importance de relever les défis communs en Afrique, tels que le changement climatique, les pénuries d’énergie et les crises de l’eau, grâce à des projets scientifiques conjoints.
La session a réuni de hauts responsables égyptiens et des diplomates, notamment des représentants du ministère des Affaires étrangères et de la Francophonie.
Les deux pays se sont engagés à poursuivre le développement de partenariats favorisant l’intégration régionale et le développement durable.