Le président de la République, Paul Kagame, a affirmé que le Rwanda était prêt à montrer l’exemple dans l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) au service du développement, avec l’ambition de mettre en place des initiatives susceptibles d’inspirer d’autres pays d’Afrique et du reste du monde.
Le chef de l’État s’exprimait mercredi 28 octobre 2026, lors de la deuxième réunion de la Commission internationale pour la promotion d’une utilisation bénéfique de l’intelligence artificielle, organisée par visioconférence. La rencontre a réuni plusieurs responsables internationaux, dont Marc Benioff, coprésident de la Commission, directeur général et cofondateur de Salesforce, ainsi que Doreen Bogdan-Martin, vice-présidente de la Commission et secrétaire générale de l’Union internationale des télécommunications (UIT).
Dans son intervention, Paul Kagame a salué les contributions des membres de la Commission et de ses partenaires, engagés dans la réalisation de ses objectifs, notamment celui de faire en sorte que les bénéfices de l’intelligence artificielle profitent à l’ensemble de l’humanité, sans laisser personne de côté.
Le président rwandais a souligné que la réalisation de cette ambition nécessitait une participation inclusive aux discussions et aux décisions qui détermineront l’avenir de cette technologie.
« Les bénéfices de l’intelligence artificielle continueront de croître avec le temps, à condition que nous ayons tous notre mot à dire dans la définition de l’avenir de cette nouvelle technologie. En tant que Commission, notre responsabilité est de continuer à poser les questions difficiles et à consacrer notre temps, nos connaissances et nos capacités à la recherche de solutions concrètes », a-t-il déclaré.
Paul Kagame a également insisté sur la nécessité d’évaluer régulièrement les possibilités offertes par l’IA, mais aussi les risques qu’elle présente, afin de garantir une utilisation responsable et d’en faire un levier d’amélioration des conditions de vie et de croissance économique.
C’est dans cette perspective qu’il a réaffirmé la volonté du Rwanda de contribuer activement aux travaux de la Commission, en mettant notamment à profit son expérience nationale.
« Le Rwanda est prêt à montrer l’exemple dans les initiatives de la Commission pour une utilisation bénéfique de l’intelligence artificielle. Certains des projets que nous développons en tant que pays pourraient être reproduits ailleurs », a-t-il indiqué.
Cette ambition s’inscrit dans la volonté du Rwanda de tirer parti des nouvelles technologies pour accélérer son développement et promouvoir des solutions susceptibles d’être adaptées à d’autres contextes nationaux, notamment en Afrique.
La deuxième réunion de la Commission a permis de faire le point sur les progrès accomplis depuis sa création, trois mois auparavant, le 8 juillet 2026, et d’examiner les prochaines étapes pour renforcer les retombées économiques et sociales de l’intelligence artificielle à l’échelle mondiale.
L’IA occupe une place croissante dans les transformations économiques et sociales, grâce à sa capacité à améliorer l’efficacité des services, à accroître la productivité et à contribuer à la résolution de problèmes complexes. Toutefois, la concrétisation de ces avantages dépendra notamment de mécanismes de gouvernance adaptés, d’une utilisation responsable de la technologie et d’une participation plus large des populations aux décisions qui orientent son évolution.
La Commission entend ainsi favoriser le dialogue et la coopération internationale afin que l’intelligence artificielle contribue de manière concrète au développement économique et au bien-être des populations.
Un autre enjeu majeur concerne la réduction de la fracture numérique. La Commission met notamment l’accent sur la nécessité de permettre aux quelque 2,2 milliards de personnes qui n’ont toujours pas accès à Internet de bénéficier de cette connectivité, en accordant une attention particulière aux pays en développement, dont de nombreux pays africains.
Pour le Rwanda, l’enjeu est donc double : contribuer à définir les conditions d’une utilisation de l’intelligence artificielle bénéfique à tous et faire de ses propres initiatives des modèles susceptibles d’être adaptés et reproduits dans d’autres pays.