Le Kenya s’est vu accorder une place dans le cadre d’un accord de licence précoce sans précédent qui pourrait permettre à un fabricant pharmaceutique local de produire un nouveau comprimé préventif contre le VIH à prise mensuelle avant même que le médicament n’ait achevé ses essais cliniques finaux.
Universal Corporation Limited (UCL), un laboratoire pharmaceutique kenyan, fait partie des sept fabricants de médicaments génériques auxquels le groupe pharmaceutique mondial Merck a accordé des licences volontaires sans redevance pour fabriquer ou fournir des versions génériques de l’alimatravir (MK-8527) si ce médicament expérimental s’avère sûr et efficace et obtient l’autorisation de mise sur le marché.
Selon Merck, cet accord marque la première fois que des fabricants de génériques d’Afrique subsaharienne sont associés dès le départ à un accord de licence volontaire portant sur un médicament expérimental de prévention du VIH.
Les autres fabricants africains sont Aspen Pharmacare, en Afrique du Sud, et Quality Chemical Industries Limited, en Ouganda, tandis que quatre entreprises sont basées en Inde.
Cette initiative place le Kenya parmi un petit groupe de pays africains qui se préparent à la production locale d’une nouvelle option potentielle de prévention du VIH alors que les études de phase III sont encore en cours.
L’alimatravir est développé comme un médicament de prophylaxie pré-exposition (PrEP) par voie orale qui pourrait être pris une fois par mois par les personnes exposées au risque d’infection par le VIH, offrant ainsi potentiellement une alternative à la prévention orale quotidienne.
Ce médicament est toutefois encore au stade expérimental et son utilisation n’est pas encore autorisée. Merck précise que ses essais de phase III sont toujours en cours et que les résultats sont attendus l’année prochaine.