Le directeur général de Trócaire, Seán Farrell, accompagné notamment de l’évêque auxiliaire de Dublin, Mgr Paul Dempsey, a visité le Centre de démobilisation et de réintégration de Mutobo. La délégation irlandaise a exprimé sa volonté de collaborer avec le Rwanda pour accompagner les anciens membres des groupes armés et leurs familles dans leur réintégration sociale et économique.
Elle a été accueillie par la présidente de la Commission rwandaise de démobilisation et de réintégration (RDRC), Valerie Nyirahabineza, son vice-président, le général-major à la retraite Jack Nziza, ainsi que d’autres commissaires.
Seán Farrell a indiqué que cette visite visait à mieux comprendre les activités du centre et à explorer les possibilités de soutien aux bénéficiaires pendant leur séjour à Mutobo et après leur retour dans leurs communautés.
« Nous souhaitons examiner les possibilités de collaboration à deux niveaux : soutenir les bénéficiaires pendant leur séjour au centre et continuer à les accompagner après leur réintégration dans la communauté », a-t-il déclaré.
Il a également salué les progrès réalisés par le Rwanda depuis le Génocide contre les Tutsi de 1994, soulignant que l’Irlande, qui a elle-même connu des conflits, comprend l’importance des initiatives de paix et de réconciliation.
Pour sa part, Valerie Nyirahabineza a indiqué que Trócaire envisageait d’élaborer un plan stratégique quinquennal intégrant les activités de la RDRC afin de soutenir les efforts du gouvernement rwandais.
Elle a précisé que les discussions sur les modalités du partenariat se poursuivaient et que les interventions seraient alignées sur les programmes de la Commission.
527 bénéficiaires au centre de Mutobo
Le 78e cycle du programme de Mutobo accueille actuellement 527 personnes, dont 228 anciens combattants adultes des FDLR, 13 anciens enfants soldats, 144 membres de leurs familles et 142 personnes issues des structures civiles de ce mouvement.
Le centre accueille également 67 femmes victimes de violences et d’exploitation sexuelle au sein des FDLR.
Selon la RDRC, environ 90 % des anciens membres des FDLR qui retournent au Rwanda sont des jeunes nés dans l’est de la République démocratique du Congo après le Génocide contre les Tutsi de 1994.
Le partenariat envisagé avec Trócaire devrait contribuer à renforcer leur accompagnement, leur autonomie économique et leur réintégration durable dans la société rwandaise.